Le deuil ne se « surmonte » pas en une fois. Voici des gestes modestes pour habiter les jours qui suivent, avec des mots pour prier.
On parle souvent de « faire son deuil », comme s’il s’agissait d’une tâche à terminer. Ceux qui l’ont traversé savent qu’il ne se surmonte pas en une fois. Il s’habite, jour après jour. Voici quelques gestes modestes, et des mots pour prier, pour les semaines qui suivent une perte.
Se donner le droit de ne pas aller bien
Il n’y a pas de bonne façon de vivre un deuil, ni de calendrier. Certains jours sont presque légers, d’autres sont lourds sans raison. Accueillir ces vagues sans se juger est déjà une manière de prendre soin de soi.
La maison est trop grande, le lit trop froid, le silence trop lourd.
Je mets encore deux assiettes sur la table sans y penser.
Je me retourne pour lui raconter ma journée, et il n’y a personne.
Extrait de la prière 63, « Après la mort de mon conjoint »
Garder un rituel simple
Allumer une bougie le soir à la même heure. Dire le prénom de la personne disparue à voix haute. Écrire une phrase dans un carnet qui lui est dédié. Ces rituels donnent une place à l’absence, au lieu de la laisser envahir toute la journée.
Dire ce qui n’a pas été dit
Les regrets font partie du deuil : les mots que l’on n’a pas dits, la visite repoussée. On peut les confier dans une lettre, ou dans une prière. Ce qui n’a pas été dit à temps peut encore être remis.
Je regrette les appels que je n’ai pas passés, les visites que j’ai reportées.
Je croyais que nous aurions encore le temps.
Extrait de la prière 64, « Après la mort d’un ami »
Accepter d’être entouré
Le deuil isole. Pourtant, une marche avec un ami, un repas partagé ou un appel peuvent alléger un peu le poids d’une journée. Il est aussi possible de rejoindre un groupe d’entraide ou de parler à un professionnel lorsque la tristesse dure ou s’alourdit.
Laisser l’amour changer de forme
Avec le temps, la douleur vive laisse souvent place à une présence plus douce. L’amour ne disparaît pas : il change de forme.
Et quand la tristesse me submerge, rappelle-moi que l’amour ne meurt pas.
Il change seulement de forme, et un jour, nous nous retrouverons dans ta lumière.
Extrait de la prière 61, « Après la mort de mon père ou de ma mère »